17/04/2007

Péchés capiteux


Conclure un pacte étrange. Mener une bataille perdue d'avance. Foncer droit dans le mur. Sauter sans parachute. Traverser l'autoroute. Aimer.

Echanger, pas loin de cinq cent nuits blanches, trente deux mille regrets, quelques soupirs déchirants, pour un instant éphémère de joie. Broyer du noir et se faire broyer par le noir, s'endormir dans les bras de la tristesse, verser quelques larmes sucrées juste pour acheter un sourire. Sept milliards de secondes d'attente et d'ennui juste pour un regard.
Au total peut être quelques heures de bonheur sur des années, une goutte d'euphorie dans un océan de mélancolie. Et courir quand même sur l'autoroute en espérant passer au travers des voitures, se dire que bien que la chute soit tragique, on vole l'espace d'un instant. Croire qu'on peut gagner la guerre même si l'ennemi est invisible. Foncer droit dans le mur et accélérer en ésperant qu'il disparaitra juste avant le choc.

Espérer...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

C'est peut être toi qui lui fallait au bonheur.
Il vivent heureux dans leur donjon d'illusions. Ils rient des rêves et des amoureuses. Ils planent en se tenant la main et respirant des parfums entetant. Ils avancent bille en tête.
Il était surement à côté de nous. Et pendant ce temps on ne voyait que l'ombre de l'espoir.
Ne lache pas ça main.
Ils vecurent heureux et eurent beaucoup de vendredi 13.

Ivre de vie.